L’Algérie a présenté le 15 octobre 2014, à la 4e Commission de l’Assemblée Générale des Nations Unies à New York,  le rapport de la 57e session du Comité des Nations Unies des Utilisations Pacifiques de l`Espace Extra-atmosphérique (COPUOS), qui s’était tenue à Vienne du 11 au 20 juin 2014.

Le COPUOS, présidé par Mr. Azzedine Oussedik, Directeur Général de l’Agence Spatiale Algérienne (ASAL), avait traité, lors de sa session de juin 2014 les questions liées, notamment : aux voies et moyens de maintenir l’espace à des fins pacifiques, aux changements climatiques, aux ressources en eau, au développement durable, aux débris spatiaux, à la télédétection, aux systèmes de navigation par satellites et aux orbites géostationnaires.

Dans sa déclaration, le Directeur Général de l’ASAL, président du COPUOS, a mis l’accent sur l’importance des sciences et des technologies spatiales dans le processus de mise en œuvre du programme de développement des Nations Unies post-2015 et des efforts  fournis par le COPUOS et ses organes subsidiaires pour promouvoir et accroître la sensibilisation et le renforcement des capacités dans l’utilisation des applications spatiales au niveau mondial, régional, interrégional et national.

C’est dans ce contexte,  que la Conférence africaine sur l’utilisation des technologies spatiales pour le développement durable (ALC : African Leadership Conference), initiée par l’Algérie, l’Afrique du Sud, le Kenya et le Nigeria, qui se déroule tous les 02 ans depuis 2005, a été présentée comme un exemple d’efforts visant à renforcer une coordination accrue des activités spatiales au service du continent africain.

Créé en 1959, le COPUOS a pour but de promouvoir la coopération internationale pour l’utilisation pacifique de l’espace, concevoir des programmes spatiaux sous l’égide des Nations unies, promouvoir la recherche et étudier les problèmes juridiques qui peuvent résulter de l’exploration spatiale.

Aujourd’hui ce comité compte 77 états membres avec l’adhésion cette année de deux nouveaux membres, la Biélorussie et le Ghana. L’Algérie a adhéré à ce comité en Novembre 2002 (résolution 57/116 lors de l’Assemblée Générale).

Au titre du débat général, son Excellence Monsieur Djamel Moktefi Ambassadeur, représentant permanent adjoint de l’Algérie auprès des Nations Unies à New York, a fait une déclaration  soulignant les principales actions menées dans le cadre du programme spatial national (PSN) et a réitéré les positions  de l’Algérie par rapport aux questions relatives à la délimitation de l’espace  extra-atmosphérique, à l’accès aux positions orbitales et à la  lutte contre le danger que représente la prolifération des débris spatiaux.

Par ailleurs, en sa qualité de Président du COPUOS, le Directeur Général de l’ASAL, a présidé du 15 au 17 octobre 2014,  le Groupe de travail plénier, chargé d’examiner le projet de résolution sur la coopération internationale dans le domaine spatial.

A l’issue de trois jours de débats, quelques amendements ont été suggérés par les représentants des Etats membres et une version finale de la résolution a été adoptée par consensus.

Enfin, en marge des travaux de cette 69e session de l’Assemblée Générale, un Panel de discussions sur l’importance de la coopération internationale pour une activité spatiale au service du développement durable a été animé conjointement par :

Mme Simonetta Di Pippo, Directrice du Bureau des Nations Unies pour les Affaires Spatiales ;

M. David O’Connor, Directeur de la Division des Nations Unies du Développement Durable ;

M. Azzedine Oussedik, Directeur Général de l’ASAL, Président du COPUOS.

Les trois conférenciers ont fait des présentations s’articulant autour de l’apport de l’outil spatial pour la prévention et la gestion des risques majeurs et au service du développement durable.

La présentation de l’Algérie s’est articulée autour du « Programme Spatial National, horizon 2020 » et de ses retombées sur le continent Africain.

Sur le plan national, un accent a été mis sur les applications spatiales mises en œuvre au profit des secteurs et utilisateurs nationaux, notamment celles visant :

L’amélioration des connaissances et la cartographie des ressources naturelles que recèle le territoire national (végétation, ressources minières, ressources en eau,..) ;

La cartographie des ressources agricoles (occupation du sol, statistiques agricoles, …) ;

Le suivi de l’évolution urbaine et de l’habitat précaire, ainsi que les systèmes d’information géographique (SIG) dédiés à la gestion des transports (plans de circulation et des transports publics) ;

Le suivi de la réalisation des infrastructures de base et l’auscultation des ouvrages d’art (barrages) ;

La prévention et à la gestion des risques naturels, par la mise en œuvre de systèmes d’information géographique dédiés pour chaque risque.

Sur le plan continental, la présentation mentionne la contribution  de l’Algérie au développement durable du continent Africain, à travers  l’utilisation de l’outil spatial, notamment à travers:

Le Bureau d’appui régional, implanté à Alger, inscrit au titre du programme des Nations Unies pour la prévention et la gestion des catastrophes naturelles (UN-SPIDER), et ce au service des pays d’Afrique du Nord et du Sahel ;

La réalisation de la cartographie d’occupation du sol à partir de l’imagerie spatiale, des Observatoires de la désertification situés au Sénégal, en Mauritanie et au Tchad, au profit de l’Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS) ;

La contribution de l’imagerie satellitaire à la Lutte contre l’invasion du criquet pèlerin au Sahara et au sahel ;

L’initiation du projet technologique portant sur la mise en œuvre d’une Constellation africaine de satellites pour la gestion des ressources (ARMC), avec l’Afrique du Sud, le Kenya et le Nigeria, et visant notamment la gestion des ressources naturelles Africaines et la protection de l’environnement.