Le Centre de Développement des Satellites (CDS-ASAL) a pris part en présence des représentants de l’Ambassade de Chine à Alger, des jeunes bacheliers émérites de la session de juin 2022 et des jeunes membres des associations d’astronomie et d’innovation des différentes régions d’Algérie, à un dialogue par visioconférence avec les Taïkonautes chinois du vaisseau spatial Shenzhou-14.

Ce dialogue, organisé le 06 septembre 2022 au siège du CDS par l’ambassade de Chine et le centre de développement des satellites, entre les Taïkonautes chinois et les jeunes participants algériens a permis sans aucun doute d’éveiller la curiosité des jeunes lauréats sur l’exploration de l’espace et l’envie de devenir un jour spationaute.

Lors de la première partie du dialogue conduite principalement par la Mission de Chine auprès de l’Union Africaine (UA) et la commission de l’UA, avec la participation de huit (08) pays africains, plusieurs allocutions ont été prononcées par les responsables de l’Agence chinoise des Vols Spatiaux Habités et les responsables de l’union africaine, notamment sur la coopération entre les pays africains et la Chine dans le domaine des technologies et industries spatiales.

Cette première partie était l’occasion pour les jeunes africains de huit pays de poser des questions aux taïkonautes. A ce titre, Melle ABDELWAHAB Malak, bachelier émérite de la session 2022 était la première à poser une question très intéressante aux trois taïkonautes : « On dit que l’on peut voir la Grande Muraille de la Chine depuis l’espace, alors est-ce que c’est possible de voir aussi le désert du Sahara et la montagne du Kilimandjaro depuis la station spatiale Tiangong ? Comment les Taïkonautes se repèrent dans l’espace ? A quoi ressemblent la Terre, l’Horizon, la Lune et d’autres planètes dans l’espace ? Combien de fois peut-on voir, dans la station spatiale, le lever et le coucher du Soleil dans une journée ? »

Des explications ont été ensuite apportées par les trois Taïkonautes depuis la Station Spatiale Tiangong (Palais céleste), chose qui a suscité chez les jeunes présents à cet évènement une forte curiosité rêvant de devenir un jour spationaute.

La deuxième partie de ce dialogue, organisé conjointement par l’ambassade de Chine et le centre de développement des satellites a été très intéressante ou Monsieur M. QIAN Jin, Chargé d’affaires a.i. à l’Ambassade de Chine en Algérie et Monsieur KAMECHE Mohamed, Directeur du CDS, ont évoqué, dans leurs interventions, la coopération spatiale entre les deux pays, notamment, dans les domaines des télécommunications par satellite, de l’observation de la Terre, de la navigation par satellite, de l’infrastructure aérospatiale, de la formation et de l’échange d’expérience.

La réussite du lancement d’Alcomsat-1, le 11 décembre 2017 depuis la Chine et la prise en main de  manière autonome par les ingénieurs algériens, des opérations de maintien du satellite en orbite et son exploitation a permis à l’Algérie de franchir une étape importante dans le domaine des télécommunications spatiales.

Dans le cadre de cette coopération entre les deux pays, les jeunes algériens ont suivi un film retraçant l’expérience de l’Algérie liée à la réalisation du premier satellite Algérien de Télécommunications Alcomsat-1, depuis le démarrage du projet jusqu’à son lancement le 11 décembre 2017.

Par la suite une visite guidée des centres de commande et de contrôle des satellites ALSAT-2, ALSAT-1B et ALSAT-1N, a été effectuée et au cours de laquelle des explications ont été apportées aux jeunes sur le principe de fonctionnement des satellites à basse altitude, l’orbitographie, le tracking des satellites, ainsi que sur le principe de maintenir en conditions opérationnelles un satellite en orbite et son contrôle à distance .

Les jeunes participants ont apprécié cette visite qui leur a permis de comprendre beaucoup d’aspects liés au domaine spatial et de voir de près le contrôle d’un satellite en orbite depuis sa station terrestre.